En ce qui concerne la prononciation du phonème "r", le français et l'allemand ont une grande variété de différences régionales. Cependant, la consonne fricative uvulaire [ʁ] est utilisée dans le français standard et l'allemand standard tout le deux (et l'autre phonème insolite aussi, la voyelle fermée antérieure arrondie [y]).
Néanmoins, récemment je me suis aperçu que je les dis un peu différemment. Ni l'une ni l'autre n'est ma langue maternelle (cris d'étonnement, femmes s'évanouissent, je peux voir les gros titres), donc j'ai comparé quelques exemples de la prononciation en ligne. Il n'y a aucun doute qu'ils soient différents ; il me semblait que la variété d'allemand est voisée un peu plus haut dans la gorge, sans devenir vélaire.
Donc, je commençais à penser à combien recoupements phonétiques qu'il y a entre le français et l'allemand. Tous les deux ont les voyelles singulières mêmes, une variété d'allophones rhotiques, leurs consonnes sont pratiquement pareilles (à l'exception de consonnes affriquées allemandes), etc.
"D'accord, pourrait-on dire, ça n'a rien d'étonnant, c'est grâce à Lothaire et Charlemagne, quoi est aussi pourquoi l'italien et le portugais n'affichent pas ce phénomène et pourquoi le wallon en fournit une sorte d'instantané." C'est vrai, mais celui n'explique pas tout.
À ma connaissance, il y avait eu beaucoup de changements significatifs dans la phonétique française. Je me rappelle un exemple selon Ferdinand de Saussure, où le mot "loi" était autrefois prononcé comme [lɔj] au lieu de [lwa], bien après Charlemagne. On peut trouver changements semblables en l'allemand, selon ce qu'on considère comme la langue allemande (le bavarois ? le frison ? le haut-francique ? le yiddish ? le néerlandais ?).
Avec tous les changements, on penserait que les deux eussent plus divergé depuis un mille ans, non?
Alors, j'en n'ai pas la moindre idée. Linguistique comparative et l'histoire européenne, deux sujets dont je ne sais jamais suffisamment bien pour répondre à mes propres questions.
mercredi 17 juin 2009
mardi 16 juin 2009
À propos de L'inutile, Le Luisant et Le Vieux, ou De l'autre côté du miroir
En l'espace d'un et demi mois, commençant de rien, avec un emploi à temps plein, sans aucune aide, j'ai atteint le niveau intermédiaire en français, plus ou moins. Je ne me serais jamais attendu à cela. Celui qui me connaît, sait que je ne suis jamais fier de mes réussites ; mais en ce cas, je le suis, parce que cela m'a pris beaucoup d'ans pour apprendre comment apprendre.
Je lis pour le plaisir, j'écris pour le plaisir et bien que je sache que ma maîtrise de la langue laisse encore beaucoup à désirer, je peux la voir constamment s'améliorer. Je l'ai fait avec seulement ressources libres ; quand ce dont j'avais besoin n'ai existé pas, je le créais. Cela n'a pas été un choix idéologique ou financier, mais plutôt parce que les approches actuelles sont affreuses.
Il y a trois : l'inutile, le luisant et le vieux.
L'inutile : les victimes de cette approche peuvent être identifiés par le mantra suivant : « ah, j'ai fait quatre ans d'allemand en lycée, je ne me rappelle rien ». À mon avis, cela veut dire que cette personne avait perdu quatre ans. Je ne comprends pas pourquoi c'est considéré comme acceptable.
Le luisant : les colporteurs de l'approche luisante, ils réclament qu'ils ont découvert La Méthode™. Pour seulement 300 USD, n'importe qui peut n'importe quelle langue apprendre ! Rapidement ! Sans tout travail ! Dans la voiture ou dans la baignoire ! Seulement aujourd'hui !
Le vieux : celui marche en fait. Ce survit dans les manuels du grec et latin, au moins en anglais. Quand bien rendu, cette approche fournit au moins quelque possibilité du succès. Néanmoins, il y a de problèmes : telles textes sont difficiles à trouver, utilisent un langage démodé et sont prévues à utiliser dans une salle de classe.
Faut-il être tant difficile ?
Je lis pour le plaisir, j'écris pour le plaisir et bien que je sache que ma maîtrise de la langue laisse encore beaucoup à désirer, je peux la voir constamment s'améliorer. Je l'ai fait avec seulement ressources libres ; quand ce dont j'avais besoin n'ai existé pas, je le créais. Cela n'a pas été un choix idéologique ou financier, mais plutôt parce que les approches actuelles sont affreuses.
Il y a trois : l'inutile, le luisant et le vieux.
L'inutile : les victimes de cette approche peuvent être identifiés par le mantra suivant : « ah, j'ai fait quatre ans d'allemand en lycée, je ne me rappelle rien ». À mon avis, cela veut dire que cette personne avait perdu quatre ans. Je ne comprends pas pourquoi c'est considéré comme acceptable.
Le luisant : les colporteurs de l'approche luisante, ils réclament qu'ils ont découvert La Méthode™. Pour seulement 300 USD, n'importe qui peut n'importe quelle langue apprendre ! Rapidement ! Sans tout travail ! Dans la voiture ou dans la baignoire ! Seulement aujourd'hui !
Le vieux : celui marche en fait. Ce survit dans les manuels du grec et latin, au moins en anglais. Quand bien rendu, cette approche fournit au moins quelque possibilité du succès. Néanmoins, il y a de problèmes : telles textes sont difficiles à trouver, utilisent un langage démodé et sont prévues à utiliser dans une salle de classe.
Faut-il être tant difficile ?
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lundi 15 juin 2009
Recherché : suggestions de livres
Qu'est-ce que je dois lire ensuite ? Je viens de finir L'étranger et je pense que je suis prêt à lire quelque chose de plus difficile.
J'aimerais éviter de livres que j'ai déjà lu, ce qui complique les choses considérablement. Tout d'abord, je ne connais personne qui parle français. Deuxièmement, les librairies locales n'ont presque pas de livres en langues étrangères, à part l'usuel. Troisièmement, la plupart des auteurs ce que j'ai déjà l'intention de lire sont un peu trop à mon niveau.
Je n'ai jamais lu aucun de Maurice Leblanc, donc je suis enclin envers lui en ce moment. Je suis ouvert aux suggestions.
J'aimerais éviter de livres que j'ai déjà lu, ce qui complique les choses considérablement. Tout d'abord, je ne connais personne qui parle français. Deuxièmement, les librairies locales n'ont presque pas de livres en langues étrangères, à part l'usuel. Troisièmement, la plupart des auteurs ce que j'ai déjà l'intention de lire sont un peu trop à mon niveau.
Je n'ai jamais lu aucun de Maurice Leblanc, donc je suis enclin envers lui en ce moment. Je suis ouvert aux suggestions.
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François Villon, Ballade de Mercy
En 1461, pendant que Vlad III l'Empaleur, alias Dracul, se battait avec Mehmed II, fils de Murad ; pendant que la Horde d'Or pillaient les alentours de Moscou ; cinq ans après Johann Gutenberg a imprimé le Vulgate ; trente ans après Joan d'Arc a été exécuté ; pendant que Christophe Columb avait dix ans et jouait avec bateaux petits ; pendant ce temps-là, quatre cents ans avant Apollinaire, François Villon ceci écrivait :
Ballade (de Mercy)
A Chartreux et a Celestins,
A Mendïans et a Devoctes,
A musars et clacque patins,
A servans et filles mignoctes
Portans seurcoz et justes coctes,
A cuidereaux d'amour transsiz
Chauçans sans mehain fauves boctes,
Je crye a toutes gens mercys.
A fillectes monstrans tetins
Pour avoir plus largement hostes,
A ribleurs, menneurs de hutins,
A batelleurs, trayans mermoctes,
A folz, folles, a sotz, a soctes,
Qui s'en vont cyfflant six a six,
A vecyes et marïotes,
Je crye a toutes gens mercys.
Synon aux traitres chiens matins
Qui m'ont fait ronger dures crostes,
Macher mains soirs et mains matins,
Que ores je ne crains trois croctes.
Je feisse pour eulx petz et roctes;
Je ne puis, car je suis assiz.
Auffort, pour esviter rïoctes,
Je crye a toutes gens mercys.
C'on leur froisse les quinze costes
De groz mailletz, fors et massiz,
De plombees et telz peloctes !
Je crye a toutes gens mercys.
Quelque peu époustouflant, non?
Ballade (de Mercy)
A Chartreux et a Celestins,
A Mendïans et a Devoctes,
A musars et clacque patins,
A servans et filles mignoctes
Portans seurcoz et justes coctes,
A cuidereaux d'amour transsiz
Chauçans sans mehain fauves boctes,
Je crye a toutes gens mercys.
A fillectes monstrans tetins
Pour avoir plus largement hostes,
A ribleurs, menneurs de hutins,
A batelleurs, trayans mermoctes,
A folz, folles, a sotz, a soctes,
Qui s'en vont cyfflant six a six,
A vecyes et marïotes,
Je crye a toutes gens mercys.
Synon aux traitres chiens matins
Qui m'ont fait ronger dures crostes,
Macher mains soirs et mains matins,
Que ores je ne crains trois croctes.
Je feisse pour eulx petz et roctes;
Je ne puis, car je suis assiz.
Auffort, pour esviter rïoctes,
Je crye a toutes gens mercys.
C'on leur froisse les quinze costes
De groz mailletz, fors et massiz,
De plombees et telz peloctes !
Je crye a toutes gens mercys.
Quelque peu époustouflant, non?
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