J'ai enfin décidé d'apprendre le grec ancien, ou au moins me familiariser avec la langue. La grammaire est très formidable, au moins s'il le compare avec la grammaire grecque moderne, mais je me sens que la peur de grammaires compliques n'irait pas me servir bien au futur.
Greek Grammar de William W. Goodwin (1900) est disponible en ligne, donc je l'ai imprimé. Ce me donne aussi l'occasion pour apprendre la reliure traditionnelle, laquelle j'ai eu envie à faire depuis longtemps.
jeudi 30 juillet 2009
lundi 27 juillet 2009
Hemiglot en vol
A mon insu, ma copine a filmé ma toute première leçon de pilotage. Elle m'a acheté deux chèques-cadeau, lesquels je l'utilisais pendant mes vacances plus tôt dans le mois. J'avais envie de l'essayer depuis des siècles, donc cela était un cadeau épatant.
Dans d'autres nouvelles, je pense que je vais commencer à apprendre le grec. Il me semble qu'il ne me faut rien faire afin d'améliorer mon français, sauf l'utiliser. En même temps, je ne suis pas sûr si je peux prendre une autre langue en ce moment. On verra.
Dans d'autres nouvelles, je pense que je vais commencer à apprendre le grec. Il me semble qu'il ne me faut rien faire afin d'améliorer mon français, sauf l'utiliser. En même temps, je ne suis pas sûr si je peux prendre une autre langue en ce moment. On verra.
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lundi 6 juillet 2009
Cauchemar, galimatias, l'étymologie et comment un mot français ne venait pas de la steppe
En jouant Touché, le 5ème mousquetaire quelques semaines il y a, j'ai rencontré les mots cauchemar et galimatias. Tous les deux se trouvent aussi en russe : галиматья [gaɬimətʲˈja] et кошмар [koʃmaɹ]. Particulièrement, j'étais sûr que cauchemar soit un vieux mot russe. Je m'étais trompé, mais l'étymologie est plutôt intéressante.
Caucher veut dire « fouler » ou « presser » en ancien-français, du latin calcare. Le mot anglais chalk (craie) a les racines mêmes. Mare, à son tour, veut dire « incubus » ou « fantôme nocturne » en moyen néerlandais et vieil anglais. Ce mot est très vieux, remontant au proto-germanique « demon » ou « goblin » (*maron). Caucher mare, le demon nocturne qui foule aux pieds, quel cauchemar.
Les racines de « galimatias » ne sont pas tant claires. Il y a beaucoup de théories, mais aucune d'entre ceux sont accepté par la recherche actuelle. Néanmoins, elles sont un peu amusantes.
Selon une théorie, c'est une juxtaposition du latin galli (genitif de gallus, coq) et le grec -mathia (science, du μανθάνω, apprendre), soi-disant perpétré par les étudiants médiévales comme un terme péjoratif pour les disputatios de doctorat. Selon une autre, le mot arabe alime (عالِ, savoir) est implique d'une manière ou d'une autre.
À partir de là, ils deviennent plus bizarres. Par exemple, il y a une anecdote d'un certain avocat qui parlait trop vite. Apparemment, un jour ce type a dit « galli Matthias » devant le tribunal, au lieu de « gallus Matthiae ». De mauvaises nouvelles pour Mathieu, de bonnes nouvelles pour sa volaille. Cette rengaine est répétée assez souvent par les sources respectables, de même que l'une dont affirme qu'il y a de lien avec « galimafrée ».
En somme, « cauchemar » n'est pas venu du vieux-slave via le bachkir ou le tatar (oui, c'est ce que je pensais pendant longtemps), personne ne sait d'où « galimatias » vient, et j'ai trop de temps libre.
Caucher veut dire « fouler » ou « presser » en ancien-français, du latin calcare. Le mot anglais chalk (craie) a les racines mêmes. Mare, à son tour, veut dire « incubus » ou « fantôme nocturne » en moyen néerlandais et vieil anglais. Ce mot est très vieux, remontant au proto-germanique « demon » ou « goblin » (*maron). Caucher mare, le demon nocturne qui foule aux pieds, quel cauchemar.
Les racines de « galimatias » ne sont pas tant claires. Il y a beaucoup de théories, mais aucune d'entre ceux sont accepté par la recherche actuelle. Néanmoins, elles sont un peu amusantes.
Selon une théorie, c'est une juxtaposition du latin galli (genitif de gallus, coq) et le grec -mathia (science, du μανθάνω, apprendre), soi-disant perpétré par les étudiants médiévales comme un terme péjoratif pour les disputatios de doctorat. Selon une autre, le mot arabe alime (عالِ, savoir) est implique d'une manière ou d'une autre.
À partir de là, ils deviennent plus bizarres. Par exemple, il y a une anecdote d'un certain avocat qui parlait trop vite. Apparemment, un jour ce type a dit « galli Matthias » devant le tribunal, au lieu de « gallus Matthiae ». De mauvaises nouvelles pour Mathieu, de bonnes nouvelles pour sa volaille. Cette rengaine est répétée assez souvent par les sources respectables, de même que l'une dont affirme qu'il y a de lien avec « galimafrée ».
En somme, « cauchemar » n'est pas venu du vieux-slave via le bachkir ou le tatar (oui, c'est ce que je pensais pendant longtemps), personne ne sait d'où « galimatias » vient, et j'ai trop de temps libre.
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mercredi 1 juillet 2009
Bon anniversaire pour moi. D'ailleurs, IRC et mon stock de livres.
Y a-t-il un canal IRC francophone qui suit n'importe lesquels de mes centres d'intérêt ? Mathématiques, linguistique, informatique (particulièrement langues fonctionnelles et théorie des langages de programmation), art, littérature et écriture, etc. Je parie qu'il y en a sur freenode.
Alors, je viens d'avoir trente ans, ce qui a senti bien moins remarquable que je l'avais prévu. L'anniversaire lui-même était génial, mais ce n'est pas ce genre de blogue. En venir au fait, j'ai acheté un tas de livres comme un cadeau pour moi-même.
J'ai trouvé des oeuvres classiques lesquels je n'ai pas encore lu (je vais m'épargner l'embarras), un roman de Leblanc, Les Croisades vues par les arabes de Amin Maalouf (je suis très content de l'ayant trouvé), le guide officiel d'entraînement au TCF (c'est plus petit que j'ai prévu) et Chimie Term S de Hachette (j'avais l'intention de l'apprendre depuis des siècles).
Alors, je viens d'avoir trente ans, ce qui a senti bien moins remarquable que je l'avais prévu. L'anniversaire lui-même était génial, mais ce n'est pas ce genre de blogue. En venir au fait, j'ai acheté un tas de livres comme un cadeau pour moi-même.
J'ai trouvé des oeuvres classiques lesquels je n'ai pas encore lu (je vais m'épargner l'embarras), un roman de Leblanc, Les Croisades vues par les arabes de Amin Maalouf (je suis très content de l'ayant trouvé), le guide officiel d'entraînement au TCF (c'est plus petit que j'ai prévu) et Chimie Term S de Hachette (j'avais l'intention de l'apprendre depuis des siècles).
mardi 23 juin 2009
Le Corbeau
Je n'ai rien fait pendant la dernière semaine, à part voir Le Corbeau samedi. J'aime faire une pause de temps en temps quand j'étudie quelque chose, afin de laisser mon cerveau s'occuper de la surcharge d'information. Il est toujours reconnaissant pour ça, disant « merci, Vlad ! » à sa voix aiguë. Donc je le caresse et le remets dans le bocal avec les autres colifichets.
Quant au film, je dois dire que je comprends pourquoi cela a été la cause de tel outrage public. Je ne pensais pas que cela porte un message de relativisme autant qu'une question à propos de relativisme, mais peuple sont toujours un peu chatouilleux pour ce qui est de celui sujet-là. D'ailleurs, c'est comme si Clouzot avait essayé d'agacer tout le monde : qu'on fût pour ou contre le régime, qu'on fût bourgeois, communiste, catholique ou athée, il y avait un peu quelque chose pour n'importe qui.
Bien sûr, c'est un film extraordinaire. Je ne vais pas écrire une critique ici, il en a beaucoup déjà et une nouvelle dans un français hésitant, ce simplement n'est pas ce dont le monde à besoin.
Quant au film, je dois dire que je comprends pourquoi cela a été la cause de tel outrage public. Je ne pensais pas que cela porte un message de relativisme autant qu'une question à propos de relativisme, mais peuple sont toujours un peu chatouilleux pour ce qui est de celui sujet-là. D'ailleurs, c'est comme si Clouzot avait essayé d'agacer tout le monde : qu'on fût pour ou contre le régime, qu'on fût bourgeois, communiste, catholique ou athée, il y avait un peu quelque chose pour n'importe qui.
Bien sûr, c'est un film extraordinaire. Je ne vais pas écrire une critique ici, il en a beaucoup déjà et une nouvelle dans un français hésitant, ce simplement n'est pas ce dont le monde à besoin.
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mercredi 17 juin 2009
Phonétique, Charlemagne et autres histoires
En ce qui concerne la prononciation du phonème "r", le français et l'allemand ont une grande variété de différences régionales. Cependant, la consonne fricative uvulaire [ʁ] est utilisée dans le français standard et l'allemand standard tout le deux (et l'autre phonème insolite aussi, la voyelle fermée antérieure arrondie [y]).
Néanmoins, récemment je me suis aperçu que je les dis un peu différemment. Ni l'une ni l'autre n'est ma langue maternelle (cris d'étonnement, femmes s'évanouissent, je peux voir les gros titres), donc j'ai comparé quelques exemples de la prononciation en ligne. Il n'y a aucun doute qu'ils soient différents ; il me semblait que la variété d'allemand est voisée un peu plus haut dans la gorge, sans devenir vélaire.
Donc, je commençais à penser à combien recoupements phonétiques qu'il y a entre le français et l'allemand. Tous les deux ont les voyelles singulières mêmes, une variété d'allophones rhotiques, leurs consonnes sont pratiquement pareilles (à l'exception de consonnes affriquées allemandes), etc.
"D'accord, pourrait-on dire, ça n'a rien d'étonnant, c'est grâce à Lothaire et Charlemagne, quoi est aussi pourquoi l'italien et le portugais n'affichent pas ce phénomène et pourquoi le wallon en fournit une sorte d'instantané." C'est vrai, mais celui n'explique pas tout.
À ma connaissance, il y avait eu beaucoup de changements significatifs dans la phonétique française. Je me rappelle un exemple selon Ferdinand de Saussure, où le mot "loi" était autrefois prononcé comme [lɔj] au lieu de [lwa], bien après Charlemagne. On peut trouver changements semblables en l'allemand, selon ce qu'on considère comme la langue allemande (le bavarois ? le frison ? le haut-francique ? le yiddish ? le néerlandais ?).
Avec tous les changements, on penserait que les deux eussent plus divergé depuis un mille ans, non?
Alors, j'en n'ai pas la moindre idée. Linguistique comparative et l'histoire européenne, deux sujets dont je ne sais jamais suffisamment bien pour répondre à mes propres questions.
Néanmoins, récemment je me suis aperçu que je les dis un peu différemment. Ni l'une ni l'autre n'est ma langue maternelle (cris d'étonnement, femmes s'évanouissent, je peux voir les gros titres), donc j'ai comparé quelques exemples de la prononciation en ligne. Il n'y a aucun doute qu'ils soient différents ; il me semblait que la variété d'allemand est voisée un peu plus haut dans la gorge, sans devenir vélaire.
Donc, je commençais à penser à combien recoupements phonétiques qu'il y a entre le français et l'allemand. Tous les deux ont les voyelles singulières mêmes, une variété d'allophones rhotiques, leurs consonnes sont pratiquement pareilles (à l'exception de consonnes affriquées allemandes), etc.
"D'accord, pourrait-on dire, ça n'a rien d'étonnant, c'est grâce à Lothaire et Charlemagne, quoi est aussi pourquoi l'italien et le portugais n'affichent pas ce phénomène et pourquoi le wallon en fournit une sorte d'instantané." C'est vrai, mais celui n'explique pas tout.
À ma connaissance, il y avait eu beaucoup de changements significatifs dans la phonétique française. Je me rappelle un exemple selon Ferdinand de Saussure, où le mot "loi" était autrefois prononcé comme [lɔj] au lieu de [lwa], bien après Charlemagne. On peut trouver changements semblables en l'allemand, selon ce qu'on considère comme la langue allemande (le bavarois ? le frison ? le haut-francique ? le yiddish ? le néerlandais ?).
Avec tous les changements, on penserait que les deux eussent plus divergé depuis un mille ans, non?
Alors, j'en n'ai pas la moindre idée. Linguistique comparative et l'histoire européenne, deux sujets dont je ne sais jamais suffisamment bien pour répondre à mes propres questions.
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mardi 16 juin 2009
À propos de L'inutile, Le Luisant et Le Vieux, ou De l'autre côté du miroir
En l'espace d'un et demi mois, commençant de rien, avec un emploi à temps plein, sans aucune aide, j'ai atteint le niveau intermédiaire en français, plus ou moins. Je ne me serais jamais attendu à cela. Celui qui me connaît, sait que je ne suis jamais fier de mes réussites ; mais en ce cas, je le suis, parce que cela m'a pris beaucoup d'ans pour apprendre comment apprendre.
Je lis pour le plaisir, j'écris pour le plaisir et bien que je sache que ma maîtrise de la langue laisse encore beaucoup à désirer, je peux la voir constamment s'améliorer. Je l'ai fait avec seulement ressources libres ; quand ce dont j'avais besoin n'ai existé pas, je le créais. Cela n'a pas été un choix idéologique ou financier, mais plutôt parce que les approches actuelles sont affreuses.
Il y a trois : l'inutile, le luisant et le vieux.
L'inutile : les victimes de cette approche peuvent être identifiés par le mantra suivant : « ah, j'ai fait quatre ans d'allemand en lycée, je ne me rappelle rien ». À mon avis, cela veut dire que cette personne avait perdu quatre ans. Je ne comprends pas pourquoi c'est considéré comme acceptable.
Le luisant : les colporteurs de l'approche luisante, ils réclament qu'ils ont découvert La Méthode™. Pour seulement 300 USD, n'importe qui peut n'importe quelle langue apprendre ! Rapidement ! Sans tout travail ! Dans la voiture ou dans la baignoire ! Seulement aujourd'hui !
Le vieux : celui marche en fait. Ce survit dans les manuels du grec et latin, au moins en anglais. Quand bien rendu, cette approche fournit au moins quelque possibilité du succès. Néanmoins, il y a de problèmes : telles textes sont difficiles à trouver, utilisent un langage démodé et sont prévues à utiliser dans une salle de classe.
Faut-il être tant difficile ?
Je lis pour le plaisir, j'écris pour le plaisir et bien que je sache que ma maîtrise de la langue laisse encore beaucoup à désirer, je peux la voir constamment s'améliorer. Je l'ai fait avec seulement ressources libres ; quand ce dont j'avais besoin n'ai existé pas, je le créais. Cela n'a pas été un choix idéologique ou financier, mais plutôt parce que les approches actuelles sont affreuses.
Il y a trois : l'inutile, le luisant et le vieux.
L'inutile : les victimes de cette approche peuvent être identifiés par le mantra suivant : « ah, j'ai fait quatre ans d'allemand en lycée, je ne me rappelle rien ». À mon avis, cela veut dire que cette personne avait perdu quatre ans. Je ne comprends pas pourquoi c'est considéré comme acceptable.
Le luisant : les colporteurs de l'approche luisante, ils réclament qu'ils ont découvert La Méthode™. Pour seulement 300 USD, n'importe qui peut n'importe quelle langue apprendre ! Rapidement ! Sans tout travail ! Dans la voiture ou dans la baignoire ! Seulement aujourd'hui !
Le vieux : celui marche en fait. Ce survit dans les manuels du grec et latin, au moins en anglais. Quand bien rendu, cette approche fournit au moins quelque possibilité du succès. Néanmoins, il y a de problèmes : telles textes sont difficiles à trouver, utilisent un langage démodé et sont prévues à utiliser dans une salle de classe.
Faut-il être tant difficile ?
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lundi 15 juin 2009
Recherché : suggestions de livres
Qu'est-ce que je dois lire ensuite ? Je viens de finir L'étranger et je pense que je suis prêt à lire quelque chose de plus difficile.
J'aimerais éviter de livres que j'ai déjà lu, ce qui complique les choses considérablement. Tout d'abord, je ne connais personne qui parle français. Deuxièmement, les librairies locales n'ont presque pas de livres en langues étrangères, à part l'usuel. Troisièmement, la plupart des auteurs ce que j'ai déjà l'intention de lire sont un peu trop à mon niveau.
Je n'ai jamais lu aucun de Maurice Leblanc, donc je suis enclin envers lui en ce moment. Je suis ouvert aux suggestions.
J'aimerais éviter de livres que j'ai déjà lu, ce qui complique les choses considérablement. Tout d'abord, je ne connais personne qui parle français. Deuxièmement, les librairies locales n'ont presque pas de livres en langues étrangères, à part l'usuel. Troisièmement, la plupart des auteurs ce que j'ai déjà l'intention de lire sont un peu trop à mon niveau.
Je n'ai jamais lu aucun de Maurice Leblanc, donc je suis enclin envers lui en ce moment. Je suis ouvert aux suggestions.
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François Villon, Ballade de Mercy
En 1461, pendant que Vlad III l'Empaleur, alias Dracul, se battait avec Mehmed II, fils de Murad ; pendant que la Horde d'Or pillaient les alentours de Moscou ; cinq ans après Johann Gutenberg a imprimé le Vulgate ; trente ans après Joan d'Arc a été exécuté ; pendant que Christophe Columb avait dix ans et jouait avec bateaux petits ; pendant ce temps-là, quatre cents ans avant Apollinaire, François Villon ceci écrivait :
Ballade (de Mercy)
A Chartreux et a Celestins,
A Mendïans et a Devoctes,
A musars et clacque patins,
A servans et filles mignoctes
Portans seurcoz et justes coctes,
A cuidereaux d'amour transsiz
Chauçans sans mehain fauves boctes,
Je crye a toutes gens mercys.
A fillectes monstrans tetins
Pour avoir plus largement hostes,
A ribleurs, menneurs de hutins,
A batelleurs, trayans mermoctes,
A folz, folles, a sotz, a soctes,
Qui s'en vont cyfflant six a six,
A vecyes et marïotes,
Je crye a toutes gens mercys.
Synon aux traitres chiens matins
Qui m'ont fait ronger dures crostes,
Macher mains soirs et mains matins,
Que ores je ne crains trois croctes.
Je feisse pour eulx petz et roctes;
Je ne puis, car je suis assiz.
Auffort, pour esviter rïoctes,
Je crye a toutes gens mercys.
C'on leur froisse les quinze costes
De groz mailletz, fors et massiz,
De plombees et telz peloctes !
Je crye a toutes gens mercys.
Quelque peu époustouflant, non?
Ballade (de Mercy)
A Chartreux et a Celestins,
A Mendïans et a Devoctes,
A musars et clacque patins,
A servans et filles mignoctes
Portans seurcoz et justes coctes,
A cuidereaux d'amour transsiz
Chauçans sans mehain fauves boctes,
Je crye a toutes gens mercys.
A fillectes monstrans tetins
Pour avoir plus largement hostes,
A ribleurs, menneurs de hutins,
A batelleurs, trayans mermoctes,
A folz, folles, a sotz, a soctes,
Qui s'en vont cyfflant six a six,
A vecyes et marïotes,
Je crye a toutes gens mercys.
Synon aux traitres chiens matins
Qui m'ont fait ronger dures crostes,
Macher mains soirs et mains matins,
Que ores je ne crains trois croctes.
Je feisse pour eulx petz et roctes;
Je ne puis, car je suis assiz.
Auffort, pour esviter rïoctes,
Je crye a toutes gens mercys.
C'on leur froisse les quinze costes
De groz mailletz, fors et massiz,
De plombees et telz peloctes !
Je crye a toutes gens mercys.
Quelque peu époustouflant, non?
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vendredi 12 juin 2009
Langues romanes
J'ai eu l'impression que le français et l'italien soient pratiquement inter-intelligibles (je ne me rappelle pas où j'ai lu ça). Pourquoi est-ce que je peux lire l'espagnol et le portugais (ou au moins comprendre l'essentiel) mais pas l'italien, en règle générale ?
Admettons, j'ai appris quelques mots d'espagnol dans Californie il y a dix ans, mais je ne peux imaginer qu'il aurait de l'importance.
Admettons, j'ai appris quelques mots d'espagnol dans Californie il y a dix ans, mais je ne peux imaginer qu'il aurait de l'importance.
Mémorisation
Je suis bon en mémorisation, mais je ne crois pas en mémorisation de vocabulaire. Alors, c'est comme si j'ai cet outil utile que je n'utilise pas. J'ai eu quelques idées ce à quoi je devrais donner suite.
1. Prépositions imposé par certains verbes.
Souvent celles sont évidentes pour moi, mais parfois pas tant. Normalement, je les mémorise de façon ad hoc, mais peut-être devrais-je les apprendre une fois pour toutes.
2. Verbes qui ne permet pas être précédé d'un COI.
C'est la même chose : "penser à elle" ne peut pas être récrit avec la COI "lui", ce qui est une propriété intrinsèque du verbe "penser". Il n'y a pas beaucoup de verbes et idiomes lesquelles se comportent comme ça, donc je devrais simplement ceux mémoriser.
3. Ordre de pronoms objets.
C'est de la pure folie ! Je serais intéressé de découvrir l'histoire de morphogénèse là. En termes algébriques, l'ordre relatif de pronoms objets forme un ordre partiel (réflexivité, antisymétrie et transitivité sont évidentes), mais l'ordre partiel n'est pas préservé avec ce qui concerne le nombre et genre.
4. Mots irréguliers.
Le haricot, la plage, elle sache. Je suis pas mal en conjugaison, l'autres sorts d'irrégulierité sont plus rare et je n'ai pas une quantité de temps parce que je travaille à plein temps. Ainsi, je ne suis pas sûr si c'est un bon emploi du temps.
5. Expressions idiomatiques.
Voilà je viens apprendre l'expressions "donner suite à une idée", "en ce qui concerne" et "travailler à plein temps". Normalement, je retiens l'idiome une fois je le trouve, mais il serait une bonne idée de ceux réviser.
1. Prépositions imposé par certains verbes.
Souvent celles sont évidentes pour moi, mais parfois pas tant. Normalement, je les mémorise de façon ad hoc, mais peut-être devrais-je les apprendre une fois pour toutes.
2. Verbes qui ne permet pas être précédé d'un COI.
C'est la même chose : "penser à elle" ne peut pas être récrit avec la COI "lui", ce qui est une propriété intrinsèque du verbe "penser". Il n'y a pas beaucoup de verbes et idiomes lesquelles se comportent comme ça, donc je devrais simplement ceux mémoriser.
3. Ordre de pronoms objets.
C'est de la pure folie ! Je serais intéressé de découvrir l'histoire de morphogénèse là. En termes algébriques, l'ordre relatif de pronoms objets forme un ordre partiel (réflexivité, antisymétrie et transitivité sont évidentes), mais l'ordre partiel n'est pas préservé avec ce qui concerne le nombre et genre.
4. Mots irréguliers.
Le haricot, la plage, elle sache. Je suis pas mal en conjugaison, l'autres sorts d'irrégulierité sont plus rare et je n'ai pas une quantité de temps parce que je travaille à plein temps. Ainsi, je ne suis pas sûr si c'est un bon emploi du temps.
5. Expressions idiomatiques.
Voilà je viens apprendre l'expressions "donner suite à une idée", "en ce qui concerne" et "travailler à plein temps". Normalement, je retiens l'idiome une fois je le trouve, mais il serait une bonne idée de ceux réviser.
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mercredi 10 juin 2009
Mon cerveau ne veut pas se changer.
Lorsque je parle russe, je pense en russe. Lorsque je parle anglais, je pense en anglais. Lorsque je parle allemand, je pense en allemand. Lorsque je parle français, je pense en... franglais.
Je vais expliquer. En ce moment, pendant que je suis en train d'écrire, je tente de penser en français comme d'habitude. "Je vais expliquer" et "en ce moment" ont été écrit tout de suite, sans d'effort. Cependant, puis le processus était suivant : tout d'abord, j'ai pensé "pendant que j'écris" en anglais, ensuite j'ai le traduit en français, ensuite je me suis demandé si c'est correct, ensuite j'en ai changé, ensuite je continuais.
Trop effort, non ?
Ce n'est pas seulement une question de temps et pratique et ainsi de suite. C'est très possible de penser en une langue et seulement en cette langue, sans en savoir bien. Il ne va pas être correct ou même avoir de sens, mais c'est néanmoins essentiel. Lorsque j'étais gamin, c'était très facile ; pas tant maintenant.
Je vais expliquer. En ce moment, pendant que je suis en train d'écrire, je tente de penser en français comme d'habitude. "Je vais expliquer" et "en ce moment" ont été écrit tout de suite, sans d'effort. Cependant, puis le processus était suivant : tout d'abord, j'ai pensé "pendant que j'écris" en anglais, ensuite j'ai le traduit en français, ensuite je me suis demandé si c'est correct, ensuite j'en ai changé, ensuite je continuais.
Trop effort, non ?
Ce n'est pas seulement une question de temps et pratique et ainsi de suite. C'est très possible de penser en une langue et seulement en cette langue, sans en savoir bien. Il ne va pas être correct ou même avoir de sens, mais c'est néanmoins essentiel. Lorsque j'étais gamin, c'était très facile ; pas tant maintenant.
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mardi 9 juin 2009
à propos de vocabulaire
Si la grammaire est le tronc d'une langue, alors les idiomes fixes sont les branches et donc le vocabulaire est les brindilles et feuilles. Si les feuilles sont enlevées alors l'arbre y est encore.
Ça suffit avec allégories mauvaises ; simplement, je crois qu'étudier le vocabulaire est normalement une perte de temps. Celui qui veut développer son vocabulaire, devrait lire. Inversement, celui qui lit souvent ne va pas probablement se lever un jour et dire "hé, je devrais vraiment travailler à mon vocabulaire."
De plus hérésie : listes de vocabulaire sont un moyen d'enseigner ceux qui ne veulent pas être enseignés. Ainsi, je crois qu'ils sont le produit du système d'éducation publique et que, pour la plupart, ce soit incompatible avec étude en autodidacte.
Ça suffit avec allégories mauvaises ; simplement, je crois qu'étudier le vocabulaire est normalement une perte de temps. Celui qui veut développer son vocabulaire, devrait lire. Inversement, celui qui lit souvent ne va pas probablement se lever un jour et dire "hé, je devrais vraiment travailler à mon vocabulaire."
De plus hérésie : listes de vocabulaire sont un moyen d'enseigner ceux qui ne veulent pas être enseignés. Ainsi, je crois qu'ils sont le produit du système d'éducation publique et que, pour la plupart, ce soit incompatible avec étude en autodidacte.
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Faubourg 36
J'ai vu Faubourg 36 avant-hier. Je ne vais pas dire que c'est une chef-d'oeuvre qu'il vous faut avoir absolument, cependant c'est un très bon film qu'est impossible pas aimer. J'ai vu Mrs. Henderson Presents il y a peu mois et on peut trouver beaucoup de similarités, bien qu'en dépit du fait d'être similaire, ils sont bons pour raisons différents. Si vous avez aimé l'un, je fais le pari que vous aimerez l'autre.
Je soupçonne que beaucoup d'allusions m'ont échappé, parce que pendant que je connais bien la situation politique en ce temps-là, il me semble qu'il y ait beaucoup de référence à réels chanteurs et chanteuses de l'époque. J'ai eu le même sentiment après que j'avais vu La Grande Illusion.
En aparté, je trouve difficile de ne pas commencer chaque phrase avec "je" quand je parle de moi-même. C'est tout à fait agaçant. Chaque langue traite avec le problème à ses propres moyens et, en celui-ci cas, je ne connais encore la langue assez bien pour imposer un rythme naturel ; en conséquence, la plupart de ce que j'écris est affreux à mes oreilles.
De toute façon, pour retourner au film. Avec sous-titres (en français), il n'y a pas de problème, je comprends presque tout à la vitesse normale. Sans sous-titres ? Je me perds complètement. Je veux dire, cela est la différence entre "j'ai compris tout ou presque tout" et "je n'en ai pas la moindre idée ce qu'il vient arriver, mais je pense que ce fût important". Je suis tout à fait ne sûr pas comment je vais travailler à celui, mais j'ai quelques idées ce dont je vais parler un peu plus tard.
Je soupçonne que beaucoup d'allusions m'ont échappé, parce que pendant que je connais bien la situation politique en ce temps-là, il me semble qu'il y ait beaucoup de référence à réels chanteurs et chanteuses de l'époque. J'ai eu le même sentiment après que j'avais vu La Grande Illusion.
En aparté, je trouve difficile de ne pas commencer chaque phrase avec "je" quand je parle de moi-même. C'est tout à fait agaçant. Chaque langue traite avec le problème à ses propres moyens et, en celui-ci cas, je ne connais encore la langue assez bien pour imposer un rythme naturel ; en conséquence, la plupart de ce que j'écris est affreux à mes oreilles.
De toute façon, pour retourner au film. Avec sous-titres (en français), il n'y a pas de problème, je comprends presque tout à la vitesse normale. Sans sous-titres ? Je me perds complètement. Je veux dire, cela est la différence entre "j'ai compris tout ou presque tout" et "je n'en ai pas la moindre idée ce qu'il vient arriver, mais je pense que ce fût important". Je suis tout à fait ne sûr pas comment je vais travailler à celui, mais j'ai quelques idées ce dont je vais parler un peu plus tard.
dimanche 7 juin 2009
Mise du jour
De bonnes nouvelles, je ne suis plus tant perplexe devant les pronoms françaises. Pour une raison ou pour une autre, je l'ai rendu plus difficile qu'il ne l'est réellement. J'ai continué essayer de le voir en tant que cas grammaticaux, ce qui a embrouillé la situation simplement et a fait paraître il tout à fait irrégulier.
Je pense que je le comprenne maintenant, mais c'est étrange qu'autant de sources emploient les termes "accusatif" et "datif", ce qui n'est pas une bonne abstraction à mon avis. Ce qui m'a embrouillé le plus, c'est qu'on peut trouver l'accusatif avec compléments circonstanciels ; alors il paraissait complètement arbitraire. Heureusement, Bescherelle contient une explication excellente.
Le subjonctif se comprend, mais je soupçonne qu'il y ait beaucoup que je n'ai vu encore. C'est la même chose avec le conditionnel : elle paraît facile et logique, mais peut-être trop facile et logique.
Je n'arrive pas à me décider si je devrais corriger mes vieux messages. Certains sont tout à fait gênants et je ne pouvais pas m'empêcher de corriger les pires, mais il irait assez à l'encontre du but si je corrige chaque faute (et serait peu sincère, on pourrait dire).
Je pense que je le comprenne maintenant, mais c'est étrange qu'autant de sources emploient les termes "accusatif" et "datif", ce qui n'est pas une bonne abstraction à mon avis. Ce qui m'a embrouillé le plus, c'est qu'on peut trouver l'accusatif avec compléments circonstanciels ; alors il paraissait complètement arbitraire. Heureusement, Bescherelle contient une explication excellente.
Le subjonctif se comprend, mais je soupçonne qu'il y ait beaucoup que je n'ai vu encore. C'est la même chose avec le conditionnel : elle paraît facile et logique, mais peut-être trop facile et logique.
Je n'arrive pas à me décider si je devrais corriger mes vieux messages. Certains sont tout à fait gênants et je ne pouvais pas m'empêcher de corriger les pires, mais il irait assez à l'encontre du but si je corrige chaque faute (et serait peu sincère, on pourrait dire).
vendredi 5 juin 2009
J'ai confirmé que "venir de + infinitif" veut dire par là le passé immédiat. La question suivante : qu'est la machinerie grammaticale dans quelques-chose comme "voici + infinitif" ? Par exemple, pour utiliser "venir" encore fois: "voici venir les temps, où vibrant sur sa tige, chaque fleur s'évapore ainsi qu'un encensoir" (Baudelaire, Harmonie du Soir).
Google dis:
Alors, que est-ce qu'est si spécial à propos de la combinaison "voici" et "venir" ?
Google dis:
Préposition Infinitif Resultats
voici venir 195,000
voilà venir 1,780
voici aller 102
Alors, que est-ce qu'est si spécial à propos de la combinaison "voici" et "venir" ?
mardi 2 juin 2009
L'état d'affaires
Grammaire
Pas bon, c'est-à-dire affreux. Beaucoup de lacunes.
Pas mal, à mon avis. J'ai travaillé à mon accent depuis j'ai commencé à étudier le français ; ma connaissance de rythme n'est pas vraiment bien, mais je continue à travailler à celui.
Vocabulaire
Bon, peut-être trop bon. Je devrais arrêter de chercher le dictionnaire chaque fois j'écris et bien améliorer mon rappel de ce dont je fais déjà savoir.
Summa summarum, je devrais travailler à grammaire, lequel je vais fair cette fin de semaine.
Pas bon, c'est-à-dire affreux. Beaucoup de lacunes.
- Pronoms : je ne sais pas pourquoi j'ai tant de problème avec ceux. On pourrait croire que ce soit plus facile qu'un système complet de declension tel dans le russe ou l'allemande ou le latin, mais pas pour moi.
- Conjugaison : je n'ai pas de mal avec quelques-uns, mais j'en ai avec les autres (particulièrement, le conditionnel et le subjonctif). Je crois qu'il n'y a rien ici que je n'ai pas rencontré en autres langues, c'est seulement une question d'en fait étudier.
- Lecture : je ne peux pas me plaindre. Je suis actuellement en train de lire L'étranger de Camus et je ne prends presque jamais le dictionnaire. Je peux même comprendre beaucoup de François Villon (ce qui, à propos, était la raison principale de j'ai décidé d'étudier le français), lequel je n'ai pas encore m'attendre.
- Écoute : très mal, lequel est surprenant parce que j'écoute à beaucoup de français parlé (radio, films et ainsi de suite) et je lis tout haut très souvent. Je ne me rappelle pas ayant le même problème avec l'allemande ou l'anglais.
Pas mal, à mon avis. J'ai travaillé à mon accent depuis j'ai commencé à étudier le français ; ma connaissance de rythme n'est pas vraiment bien, mais je continue à travailler à celui.
Vocabulaire
Bon, peut-être trop bon. Je devrais arrêter de chercher le dictionnaire chaque fois j'écris et bien améliorer mon rappel de ce dont je fais déjà savoir.
Summa summarum, je devrais travailler à grammaire, lequel je vais fair cette fin de semaine.
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